L'eau qui accueille

Parfois, on ne se sent pas d'aplomb. Une contrariété qui tourne dans la tête, l'impression d'être crispé ou à côté de ses pompes.

On peut même en plus être agacé de se sentir éloigné de l'état de détente que l'on aimerait ressentir !

 

On a alors deux choix : soit se focaliser sur cet état d'être qui ne nous convient pas, soit jeter un œil du côté de là où on aimerait être : détente, présence, légèreté...

 

 

Se glisser dans l'eau pour nager ou pratiquer du aï-chi (ou toute activité douce) peut alors nous aider à nous recaler.

 

Déjà parce que la présence et l'enveloppement de l'eau vont nous ramener dans notre corps et nous inciter à quitter notre tête.

Aussi parce que l'eau va venir exacerber le chemin que l'on va choisir.

Si on reste focalisé sur ce qui nous perturbe, cela va littéralement transparaître dans notre façon de pratiquer. Notre nage va sembler poussive, la respiration n'arrivera pas à se caler. La fluidité ne s'installera pas non plus dans notre pratique du aï-chi, l'équilibre sera précaire, les mouvements vont s'emmêler...

 

Ou bien on peut choisir de laisser l'eau nous accompagner. Porter l'attention sur son contact, chercher à adoucir notre interaction avec elle. Et au fur et à mesure que l'on s'adoucit avec l'eau, on s'adoucit avec soi-même, et les tensions se relâchent, les contrariétés se dissolvent.

 

La vie nous offre toujours ce choix : vers quoi je dirige mon attention, à quoi je donne mon énergie. 

Dans l'eau, ce choix est reflété et démultiplié. Je suis toujours ébahie de cette lecture que m'offre l'eau sur les personnes que je vois y évoluer !

 

Aussi vous pouvez garder cela à l'esprit : l'eau nous accueille, dans l'état où l'on est au moment où on y entre, et nous accompagne, là où on choisit d'aller.

Si on la bouscule elle va nous bousculer en retour.

Si on accepte de se mettre à son écoute elle va nous donner le tempo de sa tranquillité, la présence de son soutien et nous offrir ce précieux cadeau de garder nos tensions avec elle au moment où on en sort !

 

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